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Les chasseurs de têtes n’apprécient pas beaucoup cette appellation qui les place dans le rôle du prédateur en quête de proie goûteuse. Etre contacté est pourtant un signe de reconnaissance qui flatte les egos. Paradoxal, quand on sait que, d’habitude, le gibier craint le chasseur.
Avis d'expert paru dans 24H | 24.06.10.

QUI SONT-ILS ?
 
Les chasseurs de tête pratiquent l’approche directe. Leurs cibles privilégiées sont les cadres intermédiaires ou supérieurs  actuellement en poste. Ils se distinguent ainsi des cabinets de recrutement qui procèdent uniquement par annonces ainsi que des agences de placement spécialisées dans les positions subalternes ou les emplois temporaires.
 
Mandatés par des entreprises, qui tiennent à la confidentialité pour ne pas alerter la concurrence ou le marché, ils sont chargés d’identifier puis de contacter des candidats correspondant à des profils très précis.
 
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la taille du «gibier» qui compte mais sa rareté. Ainsi un technicien hautement spécialisé peut être aussi recherché qu’un directeur de haut vol.
 
COMMENT TRAVAILLENT-ILS ?
 
Travailleurs de l’ombre, discrets par nature, les chasseurs de tête progressent à pas feutrés Leur mission est de débusquer les candidats potentiels là où ils se trouvent. Y compris à l’étranger ou à la concurrence.
 
Une activité d’enquête et d’investigation qui met en œuvre de multiples moyens d’approche dont les désormais incontournables réseaux sociaux tels que LinkedIn, Plaxo, Rezonance, Viadeo ou Xing (en avril 2010 154’000 visites en Suisse sur le site LinkedIn. Environ un nouvel adhérent par seconde dans le monde, 15 millions de membres en Europe, 70 millions dans plus de 200 pays).
 
Désormais les cadres s’affichent et constituent un énorme réseau de professionnels de tous horizons prêts à saisir les opportunités offertes pour faire évoluer leur carrière.
 
Les réseaux sociaux permettent ainsi d’accéder en direct à des informations complètes, actuelles régulièrement mises à jour. On y trouve aussi les annuaires des grandes écoles et les informations de nombres d’associations professionnelles.
 
Du pain béni pour les chasseurs de têtes et les recruteurs qui disposent désormais d’information en temps réel. Reste ensuite à les exploiter : recoupement et vérification discrètes des informations recueillies…
 
Lorsqu’un candidat intéressant est identifié le chasseur établit directement le contact, de préférence  par téléphone. L’important est de rester discret et de vérifier si l’interlocuteur est disponible. Dans le cas contraire de convenir d’un moment opportun pour le rappeler. Pas question de mettre la cible en difficulté ni de lui faire courir de risque.
 
Rares sont les personnes immédiatement enthousiastes mais nombreuses sont celles intéressées à discuter avec un professionnel qui a su identifier leurs compétences.
 
QUE PEUVENT-ILS POUR VOUS ?
 
Pas grand-chose, si vous ne correspondez pas à une recherche en cours. Le chasseur s’intéresse uniquement à sa cible: son rôle est de fournir le candidat qui convient à son client et non pas de vous aider à trouver le poste de vos rêves.
 
Si votre profil présente des caractéristiques très spécifiques, il est bon de vous signaler en mettant en avant les spécificités de votre parcours illustrées de vos réalisations les plus marquantes. Sauf conjonction particulière, ne vous attendez pas pour autant à un résultat immédiat. Entre temps inversez la démarche et partez vous-même à la chasse aux entreprises…

Patrick Debray
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Communication: DefiMer
Conception: LMWEB
Design: A2-Vision
Photos: Jean-Marie Liot